STOP aux "services publics" !
La fourniture de biens/services publics par l'État n'est PAS une chance (ni pour vous, ni pour moi).
Démonstration.
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I. La théorie des biens publics
Pour émettre ma critique des services publics, je me propose de démystifier la théorie des biens publics qui lui sert souvent de soutien intellectuel. Dans un second temps, j'essaierai de vous montrer en quoi la production de biens ou de services publics est un gâchis net pour tous (sauf pour la caste, bien sûr).
Paul Samuelson est l'économiste le plus souvent associé à la formulation moderne de la théorie des biens publics. Son article de 1954, "The Pure Theory of Public Expenditure," est le texte fondateur de cette théorie. Elle repose sur l'idée que certains biens ou services ne peuvent pas être fournis de manière efficace par le marché libre. Cette théorie distingue deux caractéristiques principales des biens publics :
▶︎ Non-rivalité : la consommation d'un bien ou service par une personne n'empêche pas sa consommation par une autre. Le cas de l'éclairage public est bien connu. Une personne qui profite de la lumière n'en prive pas les autres.
▶︎ Non-exclusivité : il est difficile (voire impossible, selon cette théorie) d'empêcher quelqu'un de consommer un bien ou service une fois qu'il est produit. Prenez la défense nationale. On ne peut pas exclure un citoyen de la protection assurée par l'armée, même s'il n'y a pas participé.
Pour Samuelson, le marché est défaillant dans la production de certains biens car ces deux caractéristiques se renforcerait mutuellement pour rendre la production privée non rentable. Voilà le raisonnement qu'il tenait :
▶︎ Non-rivalité : il y aurait ici un gâchis d'efficacité. Pour Samuelson, le dilemme de l'entrepreneur est le suivant :
- Si l'entrepreneur fait payer pour le bien (par exemple, un pont), il va exclure des personnes qui seraient prêtes à l'utiliser. Et comme il prétend que le coût marginal d'un utilisateur supplémentaire est nul, la société perdrait en efficacité car des personnes qui pourraient en bénéficier gratuitement en seront privées.
- Si l'entrepreneur offre le bien gratuitement, il ne pourra pas récupérer le coût de son investissement initial et finira par faire faillite. Il ne pourrait donc pas produire le bien, car le profit serait absent.
▶︎ Non-exclusivité : ici vient le problème du passager clandestin. L'entrepreneur ne peut pas exclure ceux qui ne paient pas. Cela crée un "manque à gagner" qui découragerait l'investissement.
En conséquence, personne ne voudrait financer la production de ces biens/services particuliers, que l'auteur nommait biens publics purs (comme la défense nationale, pour lui du moins). À noter que Samuelson n'étendait pas sa théorie aux biens privés (comme la nourriture ou les vêtements). Sa théorie ne devrait s'appliquer qu'aux biens publics purs en raison de leur nature non-rivale et non-exclusive.
En clair, le profit étant la principale motivation de l'entrepreneur, le manque de rentabilité concernant la production de biens publics purs conduirait à un échec du marché. C'est pour cette raison que Samuelson et les économistes étatistes estiment que seul l'État peut garantir la fourniture de ces biens en passant par la fiscalité. Entamons désormais une réfutation.















