Vous n’avez pas pu y échapper : les agriculteurs ont en marre, mais vraiment marre. Leur déclin économique leur rend la vie littéralement infernale. Hélas, je n’ai pas lu beaucoup d’analyses très pertinentes sur le sujet jusque-là. Au contraire, j’ai plutôt eu à faire à des décryptages très protectionnistes et antilibéraux, comme celui de Monsieur Rochedy que l’on m’a envoyé :
Julien Rochedy n’est pas le seul à émettre ce genre d’analyse, mais son cas servira d’appui à cet article. Je vous propose de procéder en deux parties : debunkage des poncifs rochedyens d’abord, puis suggestions libertariennes ensuite.
1. Julien Rochedy et les analyses économiques de gauche,
Julien Rochedy est un romantique économique avant tout, d’où il tire sa grande faiblesse sur le sujet. C’est là qu’on se rend compte qu’il n’a jamais quitté la sphère du RN sur ces questions. Il propose des mesures qui tuent DÉJÀ les agriculteurs...
Reprenons :
1. Le protectionnisme ne protège pas les petites exploitations (ni personne). Par exemple, la Politique Agricole Commune (PAC) favorise un interventionnisme étatique excessif, produit des distorsions de marché (gaspillages ou pénuries), un coût plus élevé pour les contribuables et les consommateurs, ainsi qu'une dépendance des agriculteurs vis-à-vis de l'État.
2. La suggestion de rendre l'alimentation plus chère et de réduire les marges de la grande distribution est une farce. On est déjà passé par la loi EGAlim, une tentative de réguler les prix et les marges dans le secteur agroalimentaire. Ça ne fonctionne pas et c'est normal. En touchant aux prix comme des apprentis sorciers, vous produisez, au choix, du gaspillage ou des pénuries. Rappelons aussi que la grande distribution a déjà de petites marges qu'elle compense par de gros volumes.
2. Que faire pour nos agriculteurs ?
Pour aider les agriculteurs, il faut en finir avec la pression étatique et supra-étatique. En vrac :
Élimination des standards imposés par l'État, des méthodes de production et des normes sanitaires, mais aussi des réglementations en matière d'utilisation des terres et de pratiques agricoles. Le secteur adoptera naturellement de nouveaux standards par le biais de mécanismes de marché comme les certifications privées. Personne ne va mourir parce que les normes officielles ont sauté. Quel avenir peut bien avoir un producteur qui empoisonne ses clients ?
Élimination des subventions agricoles. Les subventions faussent les prix du marché, encouragent la surproduction et créent une dépendance des agriculteurs envers l'État. En supprimant ces subventions, le marché serait libre de s'ajuster naturellement à la demande réelle des consommateurs.
Élimination du protectionnisme. Il engendre des distorsions de marché, freine l'innovation et l'efficacité, augmente les coûts pour les consommateurs et les contribuables, et crée une dépendance malsaine des agriculteurs envers l'État. - Élimination des taxes spécifiques au secteur agricole, telles que les taxes sur le carburant agricole, pour réduire les coûts de production.
Élimination de la bureaucratie et de la paperasserie. Laissez les agriculteurs se concentrer sur l'amélioration de leurs pratiques. Stop à la perte de temps !
En bref, FOUTEZ-LEUR LA PAIX !



