📖 Cours express sur l'anarcho-capitalisme
À lire pour les nouveaux arrivants !
Qu’est-ce que l’anarcho-capitalisme ?
Définition :
Anarcho vient d’anarchie, c’est-à-dire un ordre sans commandement centralisé, et donc sans aucune autorité imposée. Cela ne signifie pas le chaos, mais la volonté de vivre dans un cadre social de droit naturel, où les interactions sont régies par des règles sociales librement acceptées.
Capitalisme désigne la propriété privée des moyens de production, dans un cadre de libre marché : échange libre, formation des prix, monnaie choisie par le marché, profit, épargne, investissement, etc. Il est essentiel que le capitalisme reste de libre marché, c’est-à-dire sans interférence étatique. Tout le reste relève de la connivence et donc de l’étatisme.
L’anarcho-capitalisme est donc une conception de la vie en société où le Droit n’est pas produit par l’État mais émane de l’accord mutuel entre personnes consentantes, et où chacun est libre de servir autrui pour l’enrichir et s’enrichir en retour.
Allons désormais un cran plus loin !✌🏻
L’idée est d’être le plus simple et synthétique possible pour le public néophyte qui tomberait sur ce mini-cours de présentation. Pour bien comprendre cette philosophie sociale, il faut voir comment ses deux piliers fusionnent : l’un définit la structure de l’Ordre (l’Anarchie) et l’autre définit la gestion des ressources (le capitalisme).
Voici la décomposition :
I. L’Anarchie
Dans notre contexte, l’anarchie désigne l’absence d’État (An-Arkhê : sans chef).
Le rejet du monopole de la contrainte territoriale : l’anarcho-capitaliste constate que l’État est la seule organisation qui s’octroie le droit de voler (via l’impôt) et de contraindre (via sa loi et ses fonctions régaliennes). En Anarchie, personne ne détient plus ce “droit de violer les droits naturels” des autres. Les droits naturels désignent la propriété sur soi et la propriété privée comme extension matérielle du corps, le droit de légitime défense et le droit de contracter sans interférence. Développement ci-dessous :
La propriété sur soi et son extension matérielle (la propriété privée)
C’est le droit source. Si tu n’es pas propriétaire de toi-même, c’est que quelqu’un d’autre l’est (esclavage). Dès lors que tu es souverain sur ton corps, tu es le seul à pouvoir décider de son usage. Lorsque tu mélanges ton travail (ton corps) avec une ressource naturelle vierge, cette ressource devient une extension de toi. La voler, c’est voler une partie de ta vie et du temps que tu as investi pour la transformer. C’est un lien de causalité. La propriété est la trace matérielle de ton action passée.
La légitime défense
C’est un corollaire logique. Si un droit n’est pas défendable, ce n’est pas un droit… c’est une autorisation d’une partie tierce. Puisque ta propriété représente ton corps et ses extensions, utiliser la force pour repousser une agression n’est pas une violence illégitme mais une réaction légitime de préservation de tes droits. La violence illégitime est du côté de celui qui initie l’agression. On parle ainsi de principe de non-agression (NAP) pour évoquer le principe normatif ultime, celui qui interdit à quiconque d'initier la force physique contre la personne ou la propriété d'autrui. Le NAP est le socle d'une société de pur consentement, où l'ordre découle du respect mutuel de nos droits légitimes.
Le contrat
C’est la dimension économique. Puisque tu es propriétaire de ton corps, de tes biens et de ton temps, tu as le droit de les échanger, de les donner ou de les louer selon les termes que tu acceptes. Qui pourrait bien en avoir le droit sinon ? Toute interférence tierce est une violation de ta souveraineté d’individu. Tout devient accord privé entre parties. C’est du contrat et plus globalement de l’infinité de nos accords que naît la prospérité.
La polycentricité : à la place d’un centre unique de décision (incarné par le gouvernement), l’ordre anarcho-capitaliste émergerait de la multiplication des centres de décision privés, aussi bien individus et entrerpises. Tous seraient regroupés par les préférences et les contrats dans un vaste maillage territorial décentralisé (mosaïque territoriale). La justice et la sécurité serait des services contractuels comme les autres, puisqu’il n’est plus question que quiconque se pare d’un monopole de la violence légale. La concurrence ferait le reste, aussi bien pour nous protéger que pour trier les acteurs efficaces des autres.
II. Le Capitalisme
Le capitalisme, c’est le respect absolu de la propriété privée.
La propriété de soi : tout part de là, rappelez-vous. Vous êtes propriétaire de vous-même. Vos bras, votre cerveau et votre temps vous appartiennent. Personne ne peut vous forcer à travailler ou à céder le fruit de votre labeur sans votre accord. Tout acte capitaliste part donc d’une volonté individuelle et du respect de nos souverainetés individuelles
L’épargne, l’accumulation et l’échange : Le capitalisme suppose le droit d’épargner (ne pas consommer tout de suite) pour créer des outils (capital) qui rendront le travail futur plus efficace. Il permet l’échange de titres de propriété légitimes. Ceci est à moi parce que je l’ai créé ou acheté, et je peux te le donner ou te le vendre si tu y consens.
Le signal des prix : sans État pour manipuler la monnaie ou fixer les prix, ces derniers deviennent des signaux d’information cruciaux pour chacun de nous. Pour faire vite, ils indiquent où les ressources sont les plus utiles. Ce sont les prix qui permettent l’allocation rationnelle des ressources (qui évitent le gaspilage). C’est la force du calcul économique, une nécessité absolue pour les entrepreneurs qui ont besoin de savoir ce qui est économiquement avantageux afin de générer de la valeur.
Je passe ici sur le taux d’intérêt, la structure du capital ou les cycles économiques, par éviter de perdre les curieux qui découvriraient l’article et l’anarcho-capitalisme totu court. Comprendre le principe de l’épargne, de la formation de capitaux et des prix comme information est déjà une excellente base. Je vous encourage évidemment à lire le reste de mon site pour y voir plus clair.
Synthèse
Quand on réunit l’anarchie et le marché libre, on obtient un système de pure propriété privée basée sur le consentement et l’échange. Être libre, c’est simplement le droit de faire ce que vous voulez de ce qui vous appartient, respecter les droits naturels d’autrui et échanger pour nous enrichir, tous.
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